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Sliken Apprenti Marchombre

Nombre de messages: 58 Age: 14 Metier dans le jeu: Pas de métier, juste un choix de vie: marchombre Elève de: Lenwil (PNJ) Maître de: son propre monde Armes: Beaucoup...
Branches: Pas un sou, je dois faire la manche. Date d'inscription: 22/02/2009
 | Sujet: Le réveil [Libre] Sam 4 Avr 2009 - 19:43 | |
| J'étais vide, je n'étais rien. Je n'avais ni sens, ni mémoires. Qu'est-ce que j'étais? Qu'est-ce que je faisais? Rien. Ma vie me quittait, elle m'avait quitté. Et puis, des jours, des semaines, des mois, des années peut-être, plus tard j'avais repris un semblant d'identité. Je sentais les caresses du soleil, la douceur de mes draps, et une douce chaleur provenant des murs. Et puis, des jours, des semaines, des mois, peut-être des années plus tard, j'avais repris pleine possession de mon corps, de mes sens, de ma mémoire, j'avais au départ l'impression d'être un étranger. Quel stupide étranger. -Fiston, tu t'en es bien sorti. Je ne répondis pas, non que je ne pouvais pas, en me forçant, j'en aurais été capable, mais je n'avais pas envie de me forcer, fatigue, lèvres collées, nausée. -Tu ne réponds pas? Parfait, je vais tout t'expliquer. Pour commencer, tu es un crétin! Comme si je n'étais pas au courant. -Un imbécile, un singe, il y a sans aucun doute un Raïs parmi tes ancêtres. Je t'avais dit de ne pas trimballer tes poisons dans la doublure de ta veste! Est-ce que tu m'écoutes? Non, bien sûr! Tous tes poisons se sont déversés dans ton corps après le coup de ce...Yùan. Tu as failli passer l'arme à gauche. Tu as connu toutes les façons possibles de souffrir en une heure! Ton foie, ton cœur, ton cerveau, tes reins, ta vessie, tes muscles...Tout ton corps a déraillé de toutes les façons imaginables...Ce mercenaire était infiniment plus fort que toi... Je le savais, je ne lui étais même pas arrivé à la cheville. -Le chef de la confrérie compte te noter dans ses mémoires: Le plus difficile patient d'Ondiane! Les trois-quart de la confrérie était là pour te soigner! Tu es un crétin! Je repris mes forces pour ouvrir les yeux et commencer à parler. -Plutôt que de dire...Des stupidités...Que tout le monde connaît...Ce serait...Impossible...que vous me passiez une bouteille d'alcool? -Je rêve! Même quand tu es sur le point de mourir, tu ne penses qu'à boire! Stupide, incapable, psychopathe et alcoolique pour ne rien gâcher! -Mon ventre...Désinfecter...la plaie. -Ah, d'accord. Fallait le dire. Trois semaines...J'étais à Ondiane depuis trois semaines...Au début, on m'avait amené à Tintiane mais il avait fallu me ramener ici, Ondiane était remplie de bien meilleurs guérisseurs. Je passais la main sur mon visage. J'avais été proprement rasé, un doute entra en moi...Je saisis un miroir. Ma cicatrice...Sur ma joue droite, disparue! Les rêveurs me l'avaient enlevée. Personne ne m'aurait reconnu, mon visage n'étais plus le même, je n'avais plus un seul cerne sur le visage. Plus une seule trace de mes combats... Je n'aurais pas su dire ce qui me rendait si différent, à part ces détails légers. J'étais plus...Paisible, harmonieux. Ça m'arrangeait vraiment qu'on me croie mort. J'étais un fantôme. Seul Yùan savait que j'étais vivant. Je le retrouverais. Je voulais voir comment il faisait, comment il pouvait être aussi fort, je pouvais sans aucun doute atteindre ce niveau et j'allais m'y appliquer. _________________ Invisible et insondable Comme inévitable Mort
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|  | | Sliken Apprenti Marchombre

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Mer 8 Avr 2009 - 13:57 | |
| Troisième jour Troisième jour à Ondiane, incroyable endroit. J'étais né sous le chaos, je ne pouvais pas connaître cette étrange sensation... Je haïssais Héolian par principe, à ce moment j'avais trouvé une bonne raison de le destituer.
L'harmonie. Incroyable sensation, irradiant mon corps. Harmonie. Chaleureuse, belle, équilibrée. Harmonie.
Ondiane en dégageait une incroyable quantité. Je guérissais si facilement. C'était peut-être grâce à cette harmonie. Heolian avait amené le chaos, il s'était alié au mercenaire, et en tant que tel, il s'était imposé parmi les alliés du chaos. En tant que dirigeant, il avait bouleversé l'ordre de l'univers. J'étais né sous le début du bouleversement, je ne connaissais aucun endroit qui ait échappé au chaos d'Héolian. A part Ondiane.
Mon don pour le dessin était parfaitement développé, un rêveur m'avait appris le principe du rêve. Un simple dessin. Un dessin effectué sur notre corps, recoudre une plaie, changer de couleur de peau, de cheveux, réparer une jambe cassée.
"Et si j'essayais?"
Un corbeau était à ma fenêtre, noir, beau fier.
Je sifflais.
Un chant, Comme un appel, Qui tourbillonne.
Le chant marchombre pénétrait l'esprit de chacun, pouvant tout inspirer selon le bon-vouloir et l'état d'esprit du marchombre. Nous pouvions parfaitement donner à ceux qui l'écoutent une liberté de mouvement plus ou moins grande, nous sommes capables de les paralyser, de les terrifier, mais là...Je cherchais à créer une mélodie entêtante qui touche chaque être vivant.
Appel incessant, Paisibilité absolue, Le chant.
Il s'était approché de la fenêtre, je tendis la main.
Expérimenter le rêve...
J'avais suivi quelques cours, je n'étais pas très doué mais que ne ferait-on pas quand on a du temps à perdre.
Je passais ma main sur l'animal. "Changer les couleurs"
J'étais épuisé, éreinté, mais j'avais changé un corbeau en blanc.
Je m'étais allongé sur mon lit, sans me rendre compte que je n'avais pas cessé mon chant. Le corbeau était toujours là. -On est de la même espèce... _________________ Invisible et insondable Comme inévitable Mort
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|  | | Oweïn Shanderkil Rêveur

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Mer 8 Avr 2009 - 18:18 | |
| [HJ : je te réponds dès que j'ai fini mon RP avec Elwyn] _________________  Sans contrefaçons, je suis un garçon. Laissez moi rêver |
|  | | Heane Élève Frontalier

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-> Sabre de taille moyenne et à deux tranchants, léger et souple
Branches: 157 Date d'inscription: 21/03/2009
 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Mer 8 Avr 2009 - 22:36 | |
| [HRP: je post après toi ^^] _________________  |
|  | | Sliken Apprenti Marchombre

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Dim 12 Avr 2009 - 18:45 | |
| [Pas grave, je continue quand même] Tout se passait pour le mieux.
Mon maître avait quitté Ondiane, prétextant qu'il avait des obligations envers ses amis. En passant par Al-Far, il avait appris que la sœur de ma première conquête avait été enceinte de moi. Elle avait perdu le bébé.
Ça ne m'intéressait pas, peut-être qu'en m'y intéressant je serais redevenu cet homme, celui d'avant mon combat avec Yùan.
J'étais enfin capable de me lever de marcher et parfois de courir, je réutilisais mes jambes, mes bras, mais tous mouvement incluant les muscles touchés par ma blessure revenaient à me planter une centaine de poignard dans le corps, ce qui aurait été moins douloureux.
Yùan se battait au kunaï, au sabre et il avait reconnu posséder une greffe. Comment trouver une méthode de combat qui pourrait le contrer?
Apprendre à utiliser un sabre? Sans doute. Obtenir la greffe? En étais-je digne?
La greffe, une chance sur deux de l'obtenir avec ma personnalité. Ça ne coûtait rien d'essayer, non?
La guilde était littéralement dissoute. Des pseudos-marchombres dirigeaient d'autres pseudos-marchombres, mon maître déciderait seul si j'étais capable de devenir maître et si j'avais le droit à une greffe.
"Ça ne marche pas comme ça, ce n'est pas si simple, il faut que je la mérite. Il faut que je fasse quelque chose pour prouver ma liberté."
Le corbeau que j'avais changé en blanc vint me caresser du bout du bec.
Mon talent pour tout ce qui touchait au dessin, au rêve et à toutes les formes de ce même art se limitait à écrire à faire du feu, à ramener mon poignard dans ma main et à changer les couleurs.
Il m'était possible de procéder à ces changements mineurs, comme les couleurs de poils ou de plume, avec une sphère graphe, je pouvais changer la couleur des pupilles mais ces changements ne duraient guère plus de trois à quatre jours. Un dessinateur plus puissant aurait sans doute été capable de donner des changements définitifs, mais ça aurait été affreux, changement sur changement, la personne aurait été tout à fait différente et serait allée jusqu'à oublier son ancienne apparence.
C'était pratique pour qu'on ne me reconnaisse pas. Tout mon entourage me pensait mort, ils penseraient simplement qu'ils sont fous en me croisant, les cheveux blancs, les yeux violets et les lèvres charnues.
Mais le simple changement de ma couleur de cheveux m'épuisait si je n'étais pas aidé par une sphère graphe. Il valait mieux que je me limite à mon visage habituel, en changer n'était utile que si une personne de ma connaissance était dans la région.
Je pris le corbeau dans ma main.
-Comment tu veux t'appeler?
Ses yeux se posèrent vers moi.
-Pourquoi pas...Ailé?
Je le reposais.
Je retravaillais mon chant marchombre. D'après mon maître, je devais être capable de le maintenir deux ou trois heures en sautant d'un ravin.
Comme si ça prenait deux heures pour sauter d'un ravin!
Le pire dans cette histoire était qu'il fallait que je fasse attention à ce que les rêveurs ne soient pas avec un blessé, ce serait ridicule qu'ils soient paralysés alors qu'ils ont les mains dans une cage thoracique avant de s'endormir sur un de leur patient quand j'aurais arrêté. Par chance, il était littéralement impossible pour des êtres humains normaux -Ce terme excluant les Marchombres, les Frontaliers, certains Thüls et quelques analystes extrêmement perspicace- de se souvenir du chant.
Je repensais aux derniers évènements, comment s'en était sortie Alyanna? Regan avait-il été son allié? Et Heane avec son cavalier? Est-ce que Kira s'en était bien sortie?
Trop de questions sans réponses. Il aurait fallu que je retourne à Al-Jeit, voir si tout le monde était vivant et surtout m'occuper de Yùan. _________________ Invisible et insondable Comme inévitable Mort
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|  | | Baïde Huhl Guerrier

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Une centaine en permanence sur lui. Date d'inscription: 16/03/2009
 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Lun 13 Avr 2009 - 15:31 | |
| ( ça vous dérange si je m'incruste ? ) _________________  |
|  | | Heane Élève Frontalier

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Mer 15 Avr 2009 - 2:01 | |
| [HRP: Bon tant pis, elle ne poste pas ^^ ] [HRP2 : Je vais juste finir le bal dans ce RP ^^] Heane étaiit en un certain état de choc. Elle venait d'assister à une sorte de mise à mort; celle de Sliken, une de ses rares connaissances qui était à Al-Jeit... Elle ne pouvait être sûre de connaitre le nom de l'adversaire, mais elle était sure que c'était un Mercenaire. La foule c'était attroupée et Heane avait décidé de partir, loin. Elle dansa un peu afin de traverser la salle sans encombre et une fois à l'air frais et revigorant, elle se trouva un racoin afin de se mettre à l'aise. Ce qui veut dire ôter la robe sous laquelle la jeune fille portait un juste au corps et des pantalons de cuir. Heane sortit de la ville et siffla sa monture Larme. Une fois à cheval elle guida son cheval vers l'horizon. Direction la forêt, la liberté et la solitude. Bientôt elle serait bien et pourra être elle sans carapace. [Désolée c'est court, je dois partir je poursuivrai à la suite de ton message !!] _________________ 
Dernière édition par Heane le Jeu 16 Avr 2009 - 22:48, édité 1 fois |
|  | | Sliken Apprenti Marchombre

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Jeu 16 Avr 2009 - 16:21 | |
| [Baïde Huhl: ben, ça collerait difficilement avec le scénario, je connais Heane et Oweïn est rêveur, je doute que ça tienne la route avec toi] [Heane et Oweïn: Faudrait vous dépêcher parce que je vais bientôt partir pour une quête, j'aime pas être à plusieurs RP en même temps] Ondiane était magnifique, mon corbeau était resté avec moi et s'était arrogé le titre d'animal de compagnie, la nourriture était bonne et mon niveau à l'entraînement que mon corps pouvait tolérer était excellent...
Une seule chose n'allait pas: Pas une goutte d'alcool! Comment un être humain pouvait-il y renoncer pour s'enfermer dans un cloître sans une seule goutte de vin ni une seule femme? Il aurait fallu être fou, stupide inconscient...Ou alors c'est moi qui étais totalement dépendant...
Je repris courage, il s'en fallait de trois jours...Trois malheureux, trois monstrueux et monstrueusement longs jours.
De rage je lançais mon couteau en redoublant de force, il atteignit comme prévu le sac rempli de chiffons que j'avais suspendu...Et la traversa pour se planter dans un mur quatre mètres plus loin.
Je sortais régulièrement pour descendre des oiseaux à coups de flèche dans le ventre, les griller et les dévorer...Délicieux oiseaux...Sans une seule goutte d'alcool dans le sang!
Mon nouveau cheval, Keran, acceptait mal mon anxiété à être condamné à me faire soigner pour encore trois jours...Je réfléchis à mes plans pour les prochaines semaines.
Un manuscrit de dessinateur devait être volé à Al-Jeit, j'allais m'occuper d'aider les rebelles. Je pourrais sans doute mettre certaines anciennes personnes dans le secret de ma survie.
Je pris mon couteau, il avait laissé un trou dans le mur...J'avais une étrange impression de lassitude. J'avais dépassé le niveau que j'avais rêvé d'atteindre au lancer de couteau. J'aurais pu arrêter, considérer que j'étais excellent et que ça me suffirait...Si j'avais été stupide.
On pouvait toujours s'améliorer, il n'existait pas de niveau ultime que personne n'aurait atteint, il restait toujours des progrès à faire partout. Il m'aurait fallu plus de mille ans d'entraînement au couteau pour atteindre un niveau qui aurait pu me satisfaire à moitié.
Rageur, je pris un sabre. Je m'étais habitué à l'arme et elle entrait désormais dans les armes que je comptais maîtriser...Dans l'espoir de rivaliser avec Yùan.
Mon niveau au combat avait triplé, je m'estimais toujours incapable de battre un mercenaire de son niveau...Même si, comme lors de notre dernier affrontement, il n'utilisait qu'un huitième de sa force. Mais je m'estimais capable de tenir un bon moment en cas d'affrontement...Avant de passer l'arme à gauche.
J'étais conscient qu'il faudrait que j'atteigne vingt fois mon niveau actuel pour battre tout adversaire du niveau de Yùan.
Je saisis mon sabre, chassai toutes les idées de ma tête de sorte que le monde se limitait à mon corps et à mon arme. Je fermai les yeux.
Quand je les rouvris, j'avais lacéré une dizaine de sac de chiffons. Je maîtrisais bien mon arme dans un temps rapide face à des ennemis artificiels. Pas suffisant.
"La rapidité ouvre la porte qui nous permet d'être dans le temps, l'agilité nous permet de la passer et la souplesse de rester derrière cette porte"
J'étais rapide, très rapide, plus rapide que la plupart des marchombres, j'étais agile, suffisamment agile et j'étais tout sauf souple.
Je pris un sac rempli de bûches sur mon dos, mon sabre dans son fourreau, mes poignards en mains.
Un mur menait à l'extérieur d'Ondiane. Je sautai...Je ne sautais pas assez haut. En même temps, j'avais vingt kilos sur les épaules. Je recommançais donc l'exercice jusqu'à ce que je sois capable d'atteindre la branche de l'arbre prenant racine de l'autre côté du mur avec autant de facilité que couper une cuisse de poulet avec un sabre. Je fis des tractions sur la branche, sollicitant chacun des muscles de mon corps, jusqu'à ce que mes membres crient grâce, quand mes membres hurlèrent je continuais, encore et encore, jusqu'à avoir surmonté la fatigue. Je me mis debout sur la branche, je grimpais en haut de l'arbre et sautais de l'autre côté du mur.
J'étais sorti d'Ondiane. J'avais un sabre, deux poignards en mains et un sac de vingt kilos sur le dos.
Alors je commençai à courir dans les clairières et les forêts.
Je devais avoir fait deux ou trois kilomètres quand la nuit tomba, j'étais épuisé, sur le point de mourir, incapable de courir. Alors je courus. Sur deux kilomètres avec vingt kilos sur le dos. J'étais arrivé à l'arbre qui m'avait servi de porte de sortie, alors je montai sur l'arbre, renouvelant toutes les actions et exercices de l'aller, quand je descendis, dans la cour d'Ondiane, je m'évanouis, mort de fatigue.
J'étais rentré dans ma chambre,sur le point de m'endormir, quand j'eus remarqué que Ailé perdait sa couleur blanche. Je pris une sphère Graphe dans mon tiroir et je lui refis une nouvelle coloration.
Le lendemain, je m'étais réveillé à 16 heures. Les muscles ankylosés. Alors je refis les exercices de la veille, d'abord je remis mon sac de buche en lui ajoutant au moins dix kilos. Je portais donc trente kilos sur le dos lorsque j'étais parti à la fin de mon entraînement au lancer de couteau et au sabre, je portais trente kilos sur le dos lorsque j'étais revenu six heures plus tard, bien plus fatigué que la veille.
Je repris courage après avoir redonné sa couleur blanche à mon corbeau, le lendemain serait ma dernière journée à Ondiane
N'arrivant pas à m'endormir, j'avais quitté mon lit. Après m'être rhabillé, je partis dans la forêt. Le vent, la lune et les nuages , les trois grands amis des marchombres étaient présents. Soudain, un cavalier perça la nuit, fin, on aurait dit le croisement d'un marchombre et d'un frontalier. Un cavalier, ou...Une cavalière.
-Heane?
Elle regarda autour d'elle.
-C'est moi, Sliken. _________________ Invisible et insondable Comme inévitable Mort
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|  | | Heane Élève Frontalier

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Ven 17 Avr 2009 - 22:48 | |
| [HRP: Désolée pour la piètre qualité de mon texte.] Cela faisait plusieur jours durant lesquels elle retrouvait sa nature de jeunesse. Bien sûr, elle ne riait plus comme avant, elle ne dansait plus et ne pouvait plus être serré par "son père" dans ses bras si réconfortants. Ce retour en forêt, isolée des villes lui permit de se perdre dans ses souvenirs qui parfois lui faisait échapper des larmes qui tels des cristaux en fusion reflètaient les rayons de soleil qui parfois perçaient l'épaisse couche de feuille qui recouvrait la triste jeune cavalière. Sa belle jument isabelle l'amenait nulle part, mais Heane ne s'inquiètait pas. Elle rêvait. Ce fut lorsque sa monture bifurqua soudainement qu'elle reprit contenance. Un son intriguait Larme et semblait l'attirer. Curieuse, Heane la laissa aller car elle devinait que se qui attirait son cheval était un chant. Pas n'importe quel chant; celui d'un marchombre. Adorant ces mélodies merveilleuses et pleines de sens pour un coeur brisé, la fille aux yeux verts imagina des paroles à la mélodie que seul sa monture percevait. Larme de cendres, Coeur brisé,
Virevolte dans les airs, Douce brise amère,
Quitte la Terre, Mon univers,
Pour un jour, Revenir fort.
Défi la mer, Comme la bête,
Brise les vagues, Comme les récifs,
Berce toi dans mes bras, perle de joie.
Repose en paix, dans les bras des sapins.
Regarde les qui dansent, dans les grandes tempêtes.
Regarde toi ... Et accomplie toi.
Chante la mélodie et cela te guérira.
Émue Heane respira un grand coup. Elle était forte, elle était brave. Non, pas assez pour surmonter la peine qui tel un razoir coupait forêts et espoirs. D'un coup, les larmes jaillirent et l'âme commença à guérir, à se purifier. Une fois que le sommeil eu panssée les blessures, Heane se redressa, légèrement différente, mais pour une rare fois elle était juste elle. C'était la nuit et elle était bien; juste assez reposé. Elle remonta sur Larme et continua son chemin. Lorsque tout à coup une silhouette apparue devant elle. C'était une silhouette qu'elle ne croyait jamais revoir et cela la fit arrêter sa monture. Se tenant fièrement devant elle se trouvait ... Sliken. -Heane?Elle regarda autour d'elle. -C'est moi, Sliken.Elle décida de garder le silence et glissa doucement par terre pour s'assurer que se qu'elle voyait n'était pas un mirage. Elle avança, arrêta puis éclata en sanglot. Elle était soulagée. Ce qui l'avait fait fuir la civilisation était là, vivant. Il n'était pas mort et la culpabilisation d'Heane s'envola. Elle qui depuis son départ en plus de penser à sa jeunesse, elle pensait à Sliken qui n'aurait peut-être pas disparu durant le bal si elle avait intervenue même si cela l'aurait entraîné vers la mort et qui lui aurait valu les sermonts de son ami qui voulait sûrement l'avoir pour lui seul. Toute ses émotions passèrent dans son regard et puis sa voix perça le silence qui c'était installé. - ... C'est toi ...C'est sur ces mots qu'elle tomba en pamoisson. _________________  |
|  | | Baïde Huhl Guerrier

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Sam 18 Avr 2009 - 12:37 | |
| (bon bah tant pis...) _________________  |
|  | | Oweïn Shanderkil Rêveur

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 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Dim 19 Avr 2009 - 12:52 | |
| [Je suis une baka vollidiot internationale j’ai 10x trop de retard, je réponds tout de suite, désolée !!! Vraiment vraiment désolée je fais un long post pour me faire pardonner !!! Sincèrement désolée, very sorry, es tut mir sehr leid gomenasai!!! ] Presque un mois maintenant qu'Oweïn était entrée à Ondiane avec sa compagne Elwyn. Elles avaient commencé leur apprentissage en tant que Rêveuses du premier cercle, avec Maitre Seleo, celui la même qui les avaient évaluées dans le jardin d’Eden et qui partageait son temps entre les deux jeunes travesties et Halyk, un jeune garçon roux et plein d’humour qui était un bon compagnon. Tout se passait bien du côté de leur identité. Bien que le vieux Rêveur sache qu’elles étaient des jeunes filles, ça elles en étaient intimement persuadées et avaient leurs raisons, personne ne se doutait de leur véritable sexe, malgré le visage fin d’Elwyn et les bandages d’Oweïn qui, au début, avaient eu du mal à tenir sous se bure bleue trop large. La vie était paisible à Ondiane et bientôt, les deux jeunes filles devraient retourner dans le bureau du supérieur pour prononcer leurs vœux définitifs. Mais il restait encore quelques semaines et cela n’inquiétait pas Oweïn plus que ça. Elle progressait vite, à la même vitesse qu’Elwyn et si elles se débrouillaient bien, elles pourraient bientôt suivre les mêmes cours qu’Halyk arrivé plusieurs mois plus tôt. Il ne se passait pas grand-chose ici donc, mais quelques semaines auparavant, un homme en portant un autre dans ses bras s’était présenté à la porte de la confrérie. Il avait dit s’appeler Lenwil et être le maitre de l’homme qu’il portait, exceptionnellement mal en point : Sliken. Toute la confrérie ou du moins presque toute la confrérie s’était mobilisée pour ce cas extrêmement rare. Les Rêveurs de l’élite dont Maitre Seleo avaient déroulé des Rêves sur le corps du jeune homme pendant plusieurs jours et plusieurs nuits. Puis Oweïn avait été désignée pour le veiller. Le dénommé Lenwil l’avait rejointe sans un mot et pendant les trois jours qu’ils avaient passés ensemble au chevet du blessé grave, ils n’échangèrent aucun mot. Quand Sliken se réveilla, Oweïn ne broncha pas, et se contenta de l’observer. Son maitre lui parla, la jeune fille n’écouta pas, laissant les mots aller à leur destinataire, cela ne la regardait pas. Veiller sur le jeune homme était assez ennuyeux, elle n’avait qu’a le nourrir matin midi et soir, à lu apporter de l’eau pour ses ablutions, et à vérifier que sa peau cicatrisait bien, formalité inutile, car les Rêveurs d’Ondiane avaient fait un excellent travail. Puis son maitre partit, et jeta en partant un regard à Oweïn qui ne voulait rien dire de plus que « continue à veiller sur lui sans rien dire ni écouter ». Oweïn soupira, et continua sa tache pendant les jours qui suivirent. Dans son ennui chronique, la jeune fille observait les jardins d’Ondiane conçus avec harmonie pour apporter paix et sérénité. Le cercle que formaient les remparts en pierre beige d’Ondiane renfermait des myriades de fontaines qui s’écoulaient paisiblement, quelques rosiers et vignes vierges qui s’étendaient sur les murs au fil du temps, des buis taillés en boules, et un saule pleureur qui abritait un banc de pierre, agréable pour suivre ses cours de Rêve en plein été et pour se reposer lorsque l’on était en convalescence. Un chant la sortit de sa rêverie. Elle sursauta. Le jeune homme chantait. C’était merveilleux. Elle n’avait jamais entendu chose pareille. Ce n’était pas une voix humaine, c’était impossible ! C’était mélodieux, doux, et à la fois légèrement sifflant. Oweïn retint sa respiration et l’observa. Il ne se souciait pas d’elle, tant mieux. Un corbeau se trouvait à la fenêtre. Envouté par le chant, il n’accorda pas un regard à la Rêveuse. La jeune fille avait d’ailleurs du mal à résister à la tentation d’approcher. Mais son pouvoir mental exercé par le Rêve réussit à la laisser clouée à son tabouret. Il passa la main sur le corbeau en prononçant des mots qu’elle n’écouta pas. Elle releva les yeux. Le corbeau était blanc. Oweïn eut un hoquet de surprise mais ne dit rien et, comme le soir tombait, elle s’approcha pour vérifier les cicatrices. Elle n’aimait pas faire cela, pudique à l’extrême pour elle-même, voir le corps des autres, même simplement le flanc de ce jeune homme, cela la gênait. Mais elle se concentrait juste sur la cicatrice qui disparaissait vite et n’en laissait rien paraitre. Ca aurait semblé bizarre pour un garçon. Il prononça encore quelques mots, que cette fois ci, elle écouta au cas où cela aurait été pour elle. Mais ce « nous sommes de la même espèce » était destiné au corbeau blanc. Oweïn tira la couverture sur Sliken et partit lui chercher son diner avec un léger sourire. Cet homme était étrange.
Il marchait. Il sortait de la chambre. Oweïn l’observait de la fenêtre près de la fenêtre où elle était installée. Il avait essayé de courir. Il n’y arrivait pas trop mal, mais s’il continuait il allait bousiller le gazon parfait parsemé de chemins de dalles des jardins de la confrérie. La jeune fille sursauta pour la 2eme fois en quelques jours près de cet homme. Le corbeau blanc s’était approché de Sliken. Comment étais-ce possible ? Avait-il lui aussi un don avec les animaux ? Les oiseaux n’aimaient pas beaucoup les humains naturellement. Etait-il dessinateur ? Oweïn en avait une idée surfaite. Elle connaissait simplement par cœur tout ce dont ils étaient capables. Et le nom légendaire d’Ewilan Gil’Sayan. Mais si cet homme était un des leurs, elle n’en avait aucune idée. Toute une enfance dans un petit village entre l’œil d’Otolep et les montagnes entourée de poulets ne facilitait pas la culture. Sliken avait parlé tout seul tout à l’heure, mais à présent, il conversait avec le corbeau, lui demandant comment il voulait s’appeler. Oweïn sourit et réprima un léger éclat de rire. Elle aussi parlait avec ce naturel déconcertant aux animaux. Peut-être ce type avec les cheveux blancs et les yeux violets était il un peu comme elle après tout. Mais elle n’irai jamais lui parler, elle était bien trop timide pour ça. Et soudain, le chant revint. Il chantait encore. Oweïn laissa aller sa tête sur le mur tiède et écouta. Cela devenait entêtant à la longue. Mais c’était tellement attirant…« Schtof » Le couteau traversa dans le sac de chiffons. Oweïn, les bras croisés, observait Sliken s’amuser avec son couteau. Elle était tout à fait capable d’en faire autant…« Klonk ! »Peut-être pas. Le couteau s’était fiché dans le mur opposé. Cet homme n’était pas un simple guerrier ni un dessinateur…Alors quoi ? Oweïn soupira et continua de regarder Sliken s’entrainer, son corbeau sur l’épaule. Ce type était étrange. Il n’aimait pas plus les animaux que cela. Il allait régulièrement tuer des oiseaux dans la cour, pour les manger, alors qu’il avait ce qu’il fallait fourni par la confrérie ce qui répugnait Oweïn qui ne mangeait pas le moindre gramme de viande. Selon elle, les animaux étaient les égaux des hommes, et ne méritaient d’être tués sans raison. Mais elle ne disait rien, et l’observait, placide. Elle devait s’assurer qu’il reprenait convenablement ses forces, et qu’il ne se surmenait pas. Elle s’acquittait parfaitement de sa tache. En attendant qu’elle revienne parmi eux, maitre Seleo, Halyk et Elwyn étaient partis chercher des champignons rares dans une forêt elle ne savait où. Là bas, ils pourraient également dérouler leurs rêves sur des animaux pour s’entrainer. Sliken avait reprit son couteau, puis il prit un sabre, parut réfléchir et hissa un sac de buches sur son dos, et sortit de la chambre. Ceci sortit Oweïn de sa torpeur. Elle bondit sur ses pieds engourdis et le suivit avec peine en courant. Il ne devait pas faire ça. Il allait se faire du mal, c’était trop pour lui ! C’était ce qu’on avait enseigné à Oweïn et elle le pensait. Quand elle retrouva la trace de l’homme, il essayait de sauter par-dessus la muraille d’Ondiane. Il était fou ou quoi ? Oweïn s’approcha en courant, mais trop tard, il était déjà sortit. Agile, Oweïn escalada le mur et le suivit. Mais ne le retrouva pas. Morte d’inquiétude, elle courut quelques minutes à l’extérieur de la confrérie mais ne voyant toujours aucun signe de Sliken, elle alla avertir un des Rêveurs.« Laisse-le. Il reviendra »Telle avait été sa réponse. Alors Oweïn avait attendu devant les murs par lequel il était parti. Quand il réapparut, il faisait nuit. Oweïn était épuisée. Elle le traina jusqu’à sa chambre, car il s’était évanoui. Elle le rafraichit et lui retira ses vêtements pleins de sueur pour lui passer une tunique de nuit. Le travail hors des cours d’un apprenti Rêveur, c’était le travail de base. Ereintée, elle s’endormit. Quand elle se réveilla, il était 10 heures. Sliken dormit encore. Elle soupira mais sourit tout de même, lui apporta de l’eau et de la nourriture, puis partit prendre un bain purificateur. Quand elle eut fini, on lui demanda d’aider à la cuisine, et de laisser son « protégé » dormir, il n’avait pas besoin de surveillance pour l’instant. Heureuse de quitter la chambre, Oweïn s’acquitta de sa tache avec bonne volonté. Quand elle fut libérée, il était 17 heures. Sliken était parti. La jeune fille soupira. Ce n’était pas de tout repos de veiller sur lui. Mais enfin. Demain il partait. Cette fois ci, il revint de lui-même à la chambre, mais bien plus épuisé. Oweïn s’occupa de lui sans un mot, puis s’assit pour la nuit. Elle pourrait dormir, il allait mieux. Mais cette nuit n’allait pas être reposante. Il se leva. Plus ou moins énervée, Oweïn le suivit à distance. Il était sortit de la confrérie et le voyait de diriger vers le bois. Cette fois ci, il ne courait pas, elle allait lui dire de rentrer, qu’il ferait de la route demain, et qu’il devait profiter de cette nuit de sommeil. Arrivée dans la forêt elle le vit parler avec une jeune femme, juchée sur un magnifique cheval. Elle glissa à terre, fondit en larme prononça quelques mots qu’Oweïn ne comprit pas, et s’évanouit. Aussitôt, elle se précipita vers elle. Elle n’était plus paralysée par sa timidité, guérir, c’était son domaine, les chevaux aussi. Mais elle allait laisser Sliken s’en occuper. Elle s’agenouilla près de la femme et vérifia si elle respirait. C’était bon. C’était apparemment juste un choc psychologique. Oweïn la hissa sur dos, et, jeta ces quelques mots à Sliken :« Occupez vous de la jument, rejoignez nous à la confrérie. »Son immense regard bleu s’était glacé devant la certaine gravité de la situation. Elle se mit à courir en direction d’Ondiane. Elle savait courir à vitesse raisonnable avec une personne de jusqu’à trois fois son poids. Son père le lui avait appris il y avait bien longtemps. Il fallait juste trouver un certain équilibre. La jeune fille tambourina à la porte, s’expliqua en quelques mots. Tonio, un Rêveur, la mena à une chambre libre où elle installa la jeune femme. Elle déroula sur elle un Rêve de fraicheur humide, qui ne la réveillerai pas, mais lui permettrai de se réveiller autrement que dans une sueur poisseuse. Elle lui mit une tunique sur les ordres d’un Rêveur et lui appliqua un linge froid sur le front avant d’être prévenue du retour de Sliken. Elle se planta devant lui et lui indiqua la chambre où on avait installé la femme qui devait être une de ses connaissances. Comme à son habitude, la jeune fille s’assit, et observa._________________  Sans contrefaçons, je suis un garçon. Laissez moi rêver |
|  | | Sliken Apprenti Marchombre

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Branches: Pas un sou, je dois faire la manche. Date d'inscription: 22/02/2009
 | Sujet: Re: Le réveil [Libre] Dim 19 Avr 2009 - 19:18 | |
| [C'est pas grave Oweïn] Heane se tenait devant moi, forte, musculature finement développée. Frontalière à la silhouette de marchombre. Je portais un sabre en bandoulière, une dizaine de poignard qu'elle n'avait aucun mal à discerner et elle n'était pas éffrayée.
Après qu'elle fut descendue de son cheval, je commençais à lui raconter ce qui s'était passé, elle ne m'interompit pas.
-J'ai vraiment cru que j'allais mourir après le coup de Yùan, tu sais. J'ai fermé les yeux, et pendant des semaines, j'étais dans un coma profond, je croyais que j'étais mort...Et puis, je me suis réveillé...Evidemment à la seconde où j'ai bougé les doigts, mon maître m'a fait un discours de trois heures où il me traitait de Raïs, de crétin, d'alcoolique, d'idiot, d'égoïste...J'ai eu droit à tout. Et puis...Je me suis reconstruit, j'ai pris mes sabres et je me suis entraîné au maximum. Je sais que je rencontrerais à nouveau Yùan, alors j'ai essayé d'être plus fort, je me suis initié au sabre -Il est impossible de battre un mercenaire du chaos, ancien maître marchombre, possédant une greffe, un kunaï et un sabre à coup de poignards.
Mon corbeau vint se poser sur mon épaule. Elle écquarquilla les yeux en voyant que la bête était blanche.
-Je l'ai appelé Ailé...Ne me pose pas de questions sur la manière de lui donner cette couleur, je ne te répondrais pas...
Elle n'avait dit que ''C'est toi", les frontaliers n'avaient jamais été très loquace mais à ce point...
-Et j'ai appris que j'avais un nouveau travail, un contrat...Une famille a appris l'existence d'un manuscrit de dessinateur qui ferait bien trop plaisir à l'Empereur, on dépêche une expédition pour aller le voler. Et je le sens, jusqu'au fond de mon âme, je sens ce poid, cette pitié, cette haine, peut-être. Yùan travaille pour l'Empereur...Il sera là, et je devrais m'occuper de lui...Lui offrir le même cadeau que celui qu'il m'a offert. La possibilité d'être un quelqu'un de bien...La possibilité d'être plus fort. Il ne s'en est sans doute pas rendu compte, mais il m'a permis de voler...
Machinalement je touchais la cicatrice quasiment disparue sur mon torse.
-Et toi, parle-moi de ce que tu as fait là bas, au bal.
[Pour la suite, ça va pas être possible, je pars Lundi, donc Heane, tu racontes ce qui t'est arriver et tu me fais sortir d'Ondiane, stp.] _________________ Invisible et insondable Comme inévitable Mort
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